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Le voyage de 100 miles_ Vite...mais pas trop longtemps!


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Cette semaine, j’ai eu la chance de regarder 2 émissions TRÈS intéressantes ;) . Le première était « Duo sans limites », une émission dans laquelle 2 canadiens font des courses et des épreuves autour du monde. Dans l’émission, ils couraient la Sahara Race, une course dans le désert du Sahara en autonomie…Ça vous dit quelque chose? Ensuite j’ai écouté le documentaire (en Japonais, donc j'ai plutôt regardé les images ) du Jungle Marathon 2015, mon année.  Étrangement, les sentiments que j’ai éprouvés lors des visionnements n’étaient pas du tout cool. Au lieu de me dire «  Wow, j’y étais » ou encore «  Wow, j’ai fait ces courses de fou », mon premier réflexe a été d’avoir un petit haut de cœur! Je me rappelais beaucoup plus la douleur et l’épuisement vécu lors de ces courses que la fierté ou les beaux moments…Étrange!

Dimanche, je devais courir 2 heures. J’ai  décidé d’aller faire du trail dans le Parc National de la Mauricie plutôt que dérouler de l’asphalte. Quel terrain de jeu ce parc! Mais au bout de 2 heures, après quelques bonnes montées, je n’avais plus de plaisir. Encore une fois, ces feelings désagréables reliés au Marathon des Sables et au Jungle Marathon me revenaient. Rien de dramatique ou inquiétant, mais simplement un « beurk ».

J’ai alors tenté de comprendre ce qui se passait. Qu’est-ce qui fait que je n’ai plus le goût de courir? Parce que même si j’aime courir, je n’ai plus le goût! Plus le goût de me lever aux aurores. Plus le goût de suivre un programme. Plus le goût de courir longtemps, d’avoir mal à l’âme, de ne plus comprendre pourquoi je cours. Comme on dirait : Y a un os dans le baloney!

Je ne suis peut-être pas prêt à recommencer un gros projet de 100 miles.  Pas tout de suite. Peut-être pas prêt à toute la discipline nécessaire et peut-être pas prêt à faire les mêmes sacrifices que ceux faits pour ma préparation au Marathon des Sables et au Jungle Marathon.

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J’ai ensuite fait le tour de ce que j’aime de la course : La liberté, le dépassement, la vitesse… J’ai ensuite fait le tour de ce que j’aime dans le sport en général: L’adrénaline, l’effort soutenu, l’intensité. J’ai additionné toutes ces choses pour faire une recette. Le résultat? Courir vite, pas trop longtemps, dans le bois ou sur la route et assez intensément pour en avoir plein mon casque et le goût de vomir. Je sais, c’est un peu intense.

J’ai aussi sorti l’œil de mon nombril pour regarder autour de moi. Mes enfants qui grandissent, qui me demandent pour courir, ma gazelle qui a elle aussi des projets et je me suis dit que ce pouvait être leur tour!

Je n’abdique pas encore pour les courses en septembre, soit le 80km de la chute et le 160km de Bromont, ni pour le  marathon des Érables dans 3 semaines. Mais pour l’instant, je vais tenter de me rappeler ce qu’est « avoir du plaisir » en courant. Pas de gros objectifs, pas de gros programme. Courir au feeling, et quand ce ne sera plus agréable, on arrête. Alors ne vous surprenez pas, si vous me voyez plus souvent sur les lignes de côté qu’au milieu du peloton cette année.  Au pire, je courrai un 5km au fond, simplement pour le plaisir…

Je cours depuis longtemps et je sais que ces périodes sont normales. Parfois plus courtes, parfois plus longue, il faut les accepter. C’est ce qui permet de continuer de courir et de ne pas « s’écœurer » définitivement de la course! Croyez-moi c’est un investissement à long terme.

Je continuerai à écrire, probablement une fois par semaine et je garderai le même titre, des fois que…

Mais d’ici là, je vais mettre du AC DC dans mon Ipod, monter le volume et m’éclater à courir vite, mais pas trop longtemps!

 


Vite...pas longtemps!!!
 
  
 

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