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Articles

Affichage des articles du 2013

Les crottes au fromage

Persévérance, motivation, discipline, abnégation, objectifs…fuck off! Ce soir je tape de la main droite uniquement. Pourquoi? Parce qu’avec ma main gauche, je mange des crottes au fromage et en plus, je peux prendre des gorgées de bière sans arrêter de taper! Ce qui devait arriver arriva. Pas capable de courir les 100 miles que j’avais prévu faire le 21 décembre. Objectif trop gros? Probablement. Manque d’humilité dans la décision de faire cette distance en si peu de temps? Probablement. Blessures de course assurément! Est-ce que d’avouer que je me suis surestimé est difficile? Tout à fait mais c’est bien le cas. Est-ce que de remettre ce projet a un goût amer? Autant qu’un citron passé date! Alors j’ai décidé de me mettre à nu ( ne vous en faites pas je vais vous épargner les photos) et vous indiquer quoi ne pas faire pour en arriver à écrire un texte comme celui-ci un mardi soir à 23h, avec des blessures au genou, au tendon d’Achille, à l’épaule, au coude et au cou et un mo...

Tour de ville

Tour de ville : ce texte n’aura pas de fil conducteur, ce n’est que le résumé de mes pensées lors de mon entraînement de ce soir! Cliquez ici pour écouter ce qui jouait dans mon lecteur mp3 et vivre un peu ma course.   Il est 21h. Je viens de finir de déboucher le bain, après être allé 2 fois à la quincaillerie. Je devais courir ce matin, je ne me suis pas levé. Je devais courir ce midi, pas eu le temps. Il est 21h. Ma gazelle est devant la télé avec une doudou et une coupe de vin. Humm. Tentant. Je prends mon courage à 2 mains, j’enfile mes mitaines pour ne pas me geler les mains en tenant mon courage, et je pars. Une première côte. Pas le choix, je reste en bas d’un plateau! Je cours sur la 6 ème à Grand-Mère. Une avenue principale qui a déjà eu plus de panache. Mais je m’y sens bien. Je réalise que mes fils diront, lorsqu’ils seront plus grand, qu’ils sont nés à Shawi. C’est un peu étrange quand j’y pense. Je suis né à Québec mais ma vie, ma famille est maintena...

le 100 miles des casernes

Je me cherchais un nouveau défi. Pas trop cher, pas trop loin et assez intense pour me donner des papillons…Et je cherchais depuis quelques mois déjà.     J’ai couru le 50km de la Chute du Diable en septembre. Wow! ( D’ailleurs vous devriez tout de suite le planifier à votre agenda pour l’an prochain!) Ensuite j’ai couru le 21,1km du Défi Vélo Mag. Encore Wow et encore à planifier! Mais le problème persistait. J’avais besoin d’un défi. Ne croyez pas que le 50km fut facile, au contraire. Mais j’étais peu entraîné et la distance m’était connue. Par conséquent mon objectif était uniquement de le terminer et je savais que c’était possible. Même chose pour le 21,1km. J e me suis demandé : qu’est-ce qui me foutrait la trouille? Qu’est-ce qui mettrais des papillons dans l’estomac et qui ferait en sorte que j’ai peur d’échouer. Qu’est-ce qui m’est inconnu et qui me fera dépasser de nouvelles limites? Hé oui : courir 100 miles! Cette distance est faisable, mai...

Vas te faire foutre le diable

Voici le texte intégral d'un ami qui a finalement "clanché" le diable à la course après avoir écrit ce texte. Alors pour tout les coureurs qui affronteront le diable dimanche, que ce soit à MTL, en Mauricie ou ailleurs, prenez quelques minutes pour lire ce qui suit et lorsque ce sera difficile, rappelez-vous d'envoyer promener le diable!     Vas te faire foutre le diable ! Je suis un passionné de la course à pied.   Je suis crevé ces jours-ci.   Je ne comprends pas ce qui m’arrive.   Je dors assez bien pourtant.   ‘Je me suis dit, Pierre, slaque un peu, t’es pas une machine. Et puis, tu travailles beaucoup et le boulot te préoccupe un peu plus ces jours-ci.   Alors slaque donc un peu.’   J’ai donc réduit les distances, j’ai respecté mes journées sans course, j’ai changé un peu ma musique de course.   Je ne suis tout de même plus le même et ça m’inquiète.   Comme je suis contre-performant ces jours-ci, ...

la cigale et la fourmi ... corrigée

La cigale et la fourmi, fable de Jean de la Fontaine (revue et corrigée) Voici pour vous les amis, un peu de poésie…   La cigale ayant foirée tout l’été Se trouva fort dépourvue Quand le retour au gym fut venu.   Elle se dit « Putain j’ai donc ben engraissé » Lorsque ce fut le moment de la pesée; Et se dit « Mais j’ai donc ben le goût de vomir » Lorsque le test VAM de 5 minutes finit par finir…   Elle alla faire 1 course ou 2 à la fin de l’été Et sa compagne la fourmi de lui mentionner : « Si tu t’étais pas assis sur ton steak Aujourd’hui   tu te sentirais peut être mieux!  Donc arrête de prendre des breaks Et recommence à t’entraîner sérieux! »   Les paroles de la fourmi étaient dures Mais elles étaient vraies Et quand on dit trop : si j’avais On n’améliore pas notre futur   Donc la cigale a recommencé...

Juste un demi?

Hier j’étais dans le lobby d’un hôtel à faire la file pour prendre possession de la chambre. À côté de moi une femme d’environ mon âge habillée comme une coureuse. Comme nous sommes la veille du marathon des 2 rives de Québec et que l’hôtel est à proximité de l’arrivée, je lui demande quelle distance elle court le lendemain. Elle me répond non sans fierté : le marathon! C’est cool. Nous échangeons un peu sur les courses qu’elle a faites et ses objectifs. Ensuite, elle me demande si je cours demain (n’oublions pas que je n’ai pas une shape de coureur) et je lui répond que je cours le demi-marathon. Ha, le demi…dit-elle avec un air désintéressé. À ce moment, je trouve sa réaction cocasse. Je sens bien le jugement derrière sa réaction et mon premier réflexe est de me justifier. Je me retiens cependant de tous commentaires pour attendre la suite des choses et finalement la discussion se termine là. Soyons honnête, je m’en fous un peu! Je le dis très humblement, je n’avais rien à...

Je suis un coureur

  Amis coureurs, lisez ce texte que si c’était vous qui l’aviez écrit. Je suis un coureur. Pourquoi? Parce que lorsque je prends une trop longue pause de course, je me sens mal dans ma peau. J’ai trop d’énergie à dépenser, ma batterie est trop chargée et je fini par tourner (courir)   en rond. Je suis un coureur. Parce que même si j’ai un petit bobo, même s’il ne fait pas beau, même si je ne cours pas vite ou pas longtemps, j’aime mieux aller courir que rester assis. Je suis un coureur parce que parfois, j’oublie comme c’est bon de courir! Je suis un coureur, parce que j’ai besoin d’avoir un objectif, aussi petit soit-il. Parce que j’aime relever des défis, même si le défi est simplement de faire le tour du rond-point 3 fois sans arrêter.   Je suis un coureur, parce qu’il m’arrive d’avoir de belles réussites, mais aussi de grosses déceptions. Des bons temps de course mais aussi des échecs cuisants. Mais toujours je relève mes manches (ou mes bas d...
Observons un peu… J                 Je vous avise dès le départ que vous vous reconnaîtrez assurément dans ce texte, mais soyez certain qu’il n’y a aucune méchanceté. Je veux juste rire de nous, les coureurs !   L’humain est un être complexe. Très complexe mais aussi très sympathique.   Par logique, le coureur est un humain, donc complexe et sympathique! Avez-vous déjà observé la faune sur une ligne de départ… Il y a ceux en avant. Les élites. Ils courent tellement vite que même en vélo   on aurait de la difficulté à les suivre. Ils sont là pour la bourse, le temps et la gloire. Ils sont beaux à voir courir tellement ils sont concentrés et tellement ils volent sur le macadam. Et dans les derniers km lorsqu’on les croise sur le chemin du retour, on voit la souffrance, le dépassement de soi.   Et quand on les regarde, minces, élancés, les mollets saillants et les bras gros comme des...

Dimanche sera votre premier Marathon!

     Beaucoup de coureurs en seront à leur premier marathon cette fin de semaine. Ils seront des milliers sur la ligne de départ du Marathon d’Ottawa et parmi eux, beaucoup de gens seront dans un état de stress intense à attendre le coup de départ, le premier coup de départ d’un marathon!!!    Voici quelques trucs qui pourront peut-être vous aider, vous les coureurs qui atteindront la distance mythique du 42,2km pour la première fois. Ce texte est la somme de mes quelques connaissances et nombreuses discussions avec d’autres coureurs. Vous prenez ce qui vous convient!    Première mise en garde : préparez TOUT votre matériel et disposez-le au même endroit la veille. Puce, souliers, bas, short, gilets, gels, montre, casquette, gourde, dossard etc… Il n’y a rien de pire que d’oublier son dossard le matin de la course! Le diable est dans les détails, donc vérifiez tout la veille!     Vérifiez sur le site où se trouvent les t...
Je suis capable de courir. J’ai 3 enfants en santé. J’ai un travail et une blonde que j’aime et qui m’aime. Bientôt, j’aurais 35ans….   Ce soir j’avais un souper avec mes amis, pour ma fête et celle d’un des parrains de mes enfants. J’ai pris une pause pendant le souper, me suis reculé un peu sans que ça paraisse et constaté combien j’étais chanceux. Chanceux d’avoir de si bons amis et un merveilleux cercle, mais aussi chanceux de pouvoir courir... Mon blog est principalement lu par des coureurs. Des coureurs de tous les milieux avec pleins d’objectifs différents, de la performance à la perte de poids en passant par le loisir. Donc ce soir ou demain, lorsque vous lirez ce message, oubliez la performance, oubliez la cadence le dossard ou la médaille. Réalisez que vous êtes chanceux de pouvoir mettre un pied devant l’autre et de pouvoir courir. Regardez votre conjoint ou conjointe et réalisez que quand vous courrez, cette personne s’occupe de vos enfants ou accepte le fa...

La saison de course est débutée, la saison des excuses aussi!

           Yahoo! Il faut beau, y fait chaud, les gazelles sont sorties et les oiseaux font cui-cui! Pu besoin de courir dans le désert, ni sur le bord de la route l’hiver! J’aimerais vous parler d’une chose très importante qu’en tant que coureur vous devez absolument maîtriser : l’art de l’excuse. Savoir trouver la bonne excuse vous sauvera la face très souvent lors de la sempiternelle question : Et puis, comment a été ta course? Donc voici quelques trucs que vous pourrez utiliser selon le cas : 1) J’ai attrapé une crampe . Cette excuse universelle est sans contredit la plus facile. Elle permet habituellement d’excuser entre 10 et 20 minutes au chrono espéré. De plus, tous ont déjà eu une crampe et savent que ça fait mal.   2) J’ai pogné le mur . Attention, celle-ci s’utilise principalement lors d’un marathon. Le fameux mur que les gens « ordinaires » ne connaissent pas vous fera...

Ceci est une émission publicitaire payée...

     Soyons honnête et franc d’emblée, j’écris ce texte pour vous convaincre de venir courir ( ou marcher) au Demi-Marathon des pompiers de Shawinigan qui aura lieu le 9 juin 2013 dans le secteur Grand-Mère!      Pour ceux qui ne le savent pas, j’aime la course à pied! Il y a environ 5 ans, je faisais des courses à Montréal, Québec et un peu partout, mais jamais à Shawinigan parce qu’il n’y avait pas de marathon ni de demi-marathon. Alors ma copine m’a tout simplement dit : « Pourquoi tu n’organise pas un demi-marathon à Shawinigan? ». Voilà, le projet était né! Ce que ma blonde me dit, je le fais! ( ok, ne lui dites pas que je viens d’écrire cette phrase, elle pourrait s’en servir contre moi!).      Donc entouré d’un comité formé de pompiers et d’amis, nous avons mis sur pied la première édition qui a eu lieu en 2010 avec un total de 300 coureurs. Beaucoup de stress pour cette première éditi...
Une journée de travail …Au Marathon des Sables! Je me répète : le marathon des Sables est une course de 230km eu autosuffisance dans le désert. Cela signifie que je devais courir avec mon sac à dos toute la semaine et être équipé pour la durée du séjour. Ce que l’organisation me fournissait : l’eau, un abri berbère et des pastilles de sel. Je portais donc ma nourriture pour la semaine, mon sac de couchage, mon matelas de sol, mes vêtements et mon équipement de sécurité. Le sac pesait au départ 11.5kg soit environ 24lbs.             Et les journées se ressemblaient beaucoup. Assez pour que la 3 ème journée, je réalise qu’il y avait une grosse ressemblance avec une journée de travail typique… 5h45 environ : réveil. Les gens se réveillent tranquillement dans les abris et on entend des voix ( et toutes sortes de langages) autour de nous. 6h15 environ : Lever du corps. Je suis du type à aimer paresser...

État d'âme

Je suis assis à la table. J’écoute l’album des Lumineers en écrivant. Il y a une semaine exactement à cette heure, je rentrais à la maison après 2 semaines au Maroc, pour faire le Marathon des Sables, une course d’environ 230 km dans le désert, en autosuffisance en 6 jours. Il y a 2 semaines, je courais dans le désert avec mon sac à dos et mes écouteurs, en écoutant le même album… Comment résumer cette expérience en une page? Impossible. Trop de rencontres humaines, d’ampoules, de bonheur et de douleur, de dépassement de soi et de doutes. Trop de larmes et de rires et surtout trop de paysages à couper le souffle pour oser un résumé d’une page! Je vais donc faire quelques textes sur des thèmes précis et tenter de bien vous faire vivre ce défi hors du commun! Attention, j’ai écrit un défi hors du commun et non que j’étais hors du commun. Je vous expliquerai… Mais ce soir, avant de rentrer dans les détails de la course je dois avouer mon état d’âme. Je suis en deuil! Un an d’entraîne...

Ma course est finie...

Ma course est finie... Au moment d’écrire ce texte,   il est 22h30, un mardi soir. Je reviens d’un cours à l’université et je mange le souper que ma douce m’a gentiment gardé (avec une pointe de tarte aux pacanes comme dessert   humm).   Il me reste un travail à faire mais sinon mon cours est terminé.        Les derniers mois ont été exigeants : cours à l’université, travail, organisation du demi-marathon des pompiers, organisation du 5 à 7 pour mon aventure, recherche de commanditaires, inscription et préparation de l’équipement,   blog, site internet, et j’en oublie. Surtout à travers tout ça ne pas oublier de m’occuper de ma famille, qui est sans doute l’aspect le plus important de toute l’aventure!        Mais ce soir, ma course est finie. Il ne me reste plus qu’à finaliser les détails avant départ, me reposer et réaliser que d’ici quelques jours, je prendrai l’avion pour le M...